Critica

Hanno scritto del suo lavoro, tra gli altri:

 

Amadei, Accame, Apollonio, Argan, Baccino, Bacigalupo, Bafico, Bandini, Ballero, Battisti, Benignetti, Beringheli, Bissoni, Berndt, Bocci, Bossaglia, Bovi, Branzi, Brenner, Cajani, Caramel, Castagnoli, Cavazzini, Cirlot, Celant, Cerritelli, Cirone, Conti, Comte, Crespi, Crispolti, Bethloff, Dorfles, Faucher, Francou, Gamand, Gaston, Chiglione, Giuffré, Guzzi, Harambourg, Izern, Lambertini, Maugeri, Maltese, Masini, Mattei, Menna, Molinari, Migone, Montana, Montenero, Mura, Nuridsany, Oggero, Paglieri, Pannini, Philippe Latourelle, Politi, Ponente, Pontiggia, Ricaldone, Riva, Rogé, Ronco, Saletti, Savoia, Sgarbi, Sossi, Tepper, Tiglio, Toni, Trucchi, Tola, ValloraVescovo,  Vincitorio, Vitone, Venturoli, Vollerin.

Michel Faucher, “Giancarlo Bargoni.
Une authenticité, une justesse, une présence rares.”
in Cimaise n°218-219, Parigi 1992

Diffusa e sensibile lettura delle grandi tele ad olio esposte per la prima volta a Tolosa. "Il n’est pas indifférent que Giancarlo Bargoni expose chez Protée. La parenté avec d’autres peintres de la galerie n’est pas évidente. Et pourtant, il ne pouvait être que là. Passée cette affirmation, il paraît naturel de la justifier. Des œuvres de Bram Bogart, d’Eugène Leroy ont été présentées récemment, alors que l’on retrouve régulièrement sur les cimaises Lindstrom et Fichet. Chacun est dans sa propre logique. Néanmoins ces artistes, comme Bargoni, au-delà de ce qu’ils montrent, scrutent la matière dans ses replis les plus cachés, tentent dans l’utilisation massive de la peinture des incursions au cœur de ses mystères. De même que la couleur n’intervient pas uniquement comme moyen, mais comme élément constitutif du tableau. Dans ce voisinage étrange d’artistes engagés dans des réflexions, des développements plastiques apparemment éloignés, des connexions se font. Informel exubérant et généreux Avec une démesure, un excès de type baroque ou romantique, Bargoni nous propose des œuvres fortes faites de matière et de couleur. Son parcours semble-t-il l’a conduit de l’informel à une organisation plus stricte – voire géométrique – de l’espace pour un retour sana nuance à un informel exubérant et généreux, une sorte de liberté retrouvée. Ce qui singularise ses travaux récents c’est sans conteste la confrontation d’empâtements affirmés et de tonalités vives qui permettent aux couleurs d’exprimer leur intériorité, de livrer à travers les accidents de la matière leurs plus subtils éclats. La lumière ici triomphe par le blanc sans doute, mais aussi les rouge, les jaune, les vert. En aillant avec une rare fougue ce rapport complexe de la matière et de la couleur, Bargoni, nous ramène aux éléments fondamentaux de la vie. Ce qui nous montre c’est la fusion, aussi bien que la tempête, le magma dans ses velléités créatrices, autant que la tourmente intérieure. Esprit et matière se retrouvent. Les énergies en cause s’éloignent du quotidien, de l’ordinaire pour ne retenir que l’essentiel, feu, eau, air, terre, la spiritualité dans son acception la plus élevée. Bargoni rejette la policé, les affres de la culture, s’appuie sur l’instinctif et revient aux sources élémentaires de la communication. La dérive abstraite est entière, affranchie de toute contrainte. Nous sommes en présence d’une œuvre de chair. Invitation au partage Une dimension s’impose. Les tableaux sont chauds, tactiles, sensuels. De manière confuse, ils attirent. L’attraction est puissante. Il y a là comme une invitation au partage, au voyage. L’artiste nous mêle à son aventure. La peinture comme l’expression de la couleur avec l’appui de la matière pourrait résumer le propos. L’unique obsession est l’extraction du plus profond de la couleur de résonances mystérieuses, de sonorités étranges, d’impressions que seule la couleur peut suggérer. La pâte utilisée dans son épaisseur, marquée des traces de l’instrument qui la répand ajoute à la sensation de pénétration au centre des bleus, oranges et autres jaunes…Elle souligne physiquement le désir de l’artiste. Il ronge, gratte, scrute la couleur, la mélange pour des nouvelles relations, descend au cœur de son intimité, cherche à révéler sa vérité. La lumière libéré apparaît comme une première réponse. Elle n’est pas la seule. Lumière qui butte sur les creux, les bosses, les stries de la peinture et s’engouffre dans les accidents de la matière pour réveiller d’autres couleurs. Ce jeu compliqué, ce rapport bizarre qui s’installent tiennent autant de l’alchimie que du kaléidoscope. Bargoni ne nous montre rien d’autre que la vie par le biais de la couleur à travers la matière. Ce propos où le concept paraît épuré à l’extrême renvoie aux signes dérisoires que l’on trouve sur les parois des grottes et des cavernes. Traces éternelles d’un destin anodin aux angoisses millénaires. En touillant la couleur, en développant ses possibilités en voulant accroître toujours davantage ses capacités, l’artiste ouvre la voie des abysses, celle des entrailles du noyau de la graine de la terre. Quelles que soient les couleurs retenues, étalées, le sentiment est qu’il s’agit de coulée de lave, de forces venues d’ailleurs, de loin. Ce sont des énergies en action, en marche, en devenir, un instant retenues par l’espace du tableau que Bargoni nous livre, lui-même essayant de les maîtriser. Mais un tableau, un acte créatif peut aussi être prétexte à une harmonie plastique. L’œuvre de Bargoni est d’une très grande plasticité. La violence en cause, le déferlement des couleurs, la présence appuyée de la matière ne sont en effet pas contradictoires avec cette exigence. La beauté ici s’affirme, de même qu’une forme de plaisir voluptueux, une sorte d’irradiation apaisante. Est-ce à dire que la fréquentation des tensions telluriques ramène au calme, au bien-être ? Chacun apportera sa réponse. La réflexion abstraite n’est qu’à l’aube de ses avancées. Les artistes ayant retenu cette expression ne cessent, à petites touches, d’en repousser les limites. Bargoni apporte une contribution originale à la quête constante de l’informel vers plus de liberté, plus d’efficacité si l’on admet que cette pratique conduit si peu que ce soit à la connaissance. Au cœur de la couleur, au centre de la matière Ce qui surprend parfois chez Bargoni c’est l’expressionnisme du geste. Il permet une rugosité, une agressivité qui correspond à la volonté du peintre mais qui gomme d’une certaine façon ses racines italiennes. La brutalité dans les traitements des aplats, la charge contenue des couleurs ramènent plus spontanément aux influences nordiques. Il n’empêche, nous sommes face à des tableaux d’une authenticité, d’une justesse, d’une présence rares. Ils nous cernent à force de nous happer, nous entraînent dans un tourbillon sana fin. Au cœur de la couleur, au centre de la matière, Bargoni pose les vraies questions. Les seules qui le hantent profondément et nous agitent. En témoignant de ses angoisses de ses interrogations, il marque la trace nue de son être psychique. Ses tableaux deviennent les frottis de son âme autant que l’image approximative d’un coin d’incandescence universel. Le miracle de l’œuvre tient au rapport fragile entretenu entre ces deux dimensions qui, l’instant d’une toile, se confondent pour un destin partagé. Une histoire commune. Dire cela semble évident. Souvent, les évidences s’oublient. Giancarlo Bargoni avec somptuosité le rappelle".