Hanno scritto del suo lavoro, tra gli altri:

 

Amadei, Accame, Apollonio, Argan, Baccino, Bacigalupo, Bafico, Bandini, Ballero, Battisti, Benignetti, Beringheli, Bissoni, Berndt, Bocci, Bossaglia, Bovi, Branzi, Brenner, Cajani, Caramel, Castagnoli, Cavazzini, Cirlot, Celant, Cerritelli, Cirone, Conti, Comte, Crespi, Crispolti, Bethloff, Dorfles, Faucher, Francou, Gamand, Gaston, Chiglione, Giuffré, Guzzi, Harambourg, Izern, Lambertini, Maugeri, Maltese, Masini, Mattei, Menna, Molinari, Migone, Montana, Montenero, Mura, Nuridsany, Oggero, Paglieri, Pannini, Philippe Latourelle, Politi, Ponente, Pontiggia, Ricaldone, Riva, Rogé, Ronco, Saletti, Savoia, Sgarbi, Sossi, Tepper, Tiglio, Toni, Trucchi, Tola, ValloraVescovo,  Vincitorio, Vitone, Venturoli, Vollerin.

Lydia Harambourg, La Gazette de l’Hôtel Drouot
Paris 15 mars 2002

Bargoni, peintre de l’effusion, de la ferveur picturale, affronte la surface de la toile avec un lyrisme puisé dans la campagne émilienne que l’environne. Un élan vital et passionnel s’ajuste simultanément à sa vision poétique et à son choix d’un art informel. Il ne démontre rien, ne copie aucunement ce qui l’entoure mais tente une confrontation avec les phénomènes sensitifs offerts par la nature. Les chaudes senteurs de l’été, la saturation des couleurs, les vapeurs incandescentes matérialisées, l’espace dilaté et l’ivresse des journées torrides qui s’épanche transforment le réel en un éblouissement optique et sensuel. Le rouge et le jaune sont portés au maximum de leur intensité sonore. La couleur devient autonome, rompt avec son modèle qu’elle transfigure. Avec une franche liberté, elle s’approprie l’espace qu’elle soumet à sa réalité matérielle : celle des pigments utilisés jusque dans leurs extrêmes limites. Le noir, le blanc et les terres sombres s’affrontent en effet en des contrastes repoussant les limites des couleurs solaires jusqu’au bord du gouffre. Des signes viennent parachever une partition toute dévolue aux louanges des éléments premiers avant qu’ils ne soient domptés par la raison. Hymne panthéiste, la peinture de Bargoni, dont c’est la quatrième exposition en ces lieux, parvient à sertir la beauté dans le territoire de la toile.